Dans son émission du 06.11.05 Yves Blanc nous faisait part des déclarations de ces scientifiques, toujours plus nombreux, qui sont convaincu que l'Europe à de grandes chances de connaître un climat sibérien si le Gulf Stream, ce courant marin chaud de l'atlantique nord qui se forme dans le golfe du Mexique et qui épargne l'Europe d'un climat continental rude, venait à s'arrêter.
Le réchauffement climatique provoque un apport trop important d'eau douce (augmentation des précipitations sur la mer de Norvège, fonte des glaces du Groenland) et déstabilise le cycle du tapis roulant. Bien que les chercheurs aient encore dû mal à comprendre comment fonctionne ce courant dans sa globalité, de récentes études montrent que nous avons au moins une chance sur deux, pour les optimistes, qu'un important refroidissement débute dans les 20 ans à venir.
Des élèves d'un lycée avaient comme sujet de Travaux Patriques l'influence des courants océaniques sur le climat mondiale. Ils en ont fait un site internet assez intéressant, flynetweb, où j'ai pu lire que la thèse selon laquelle le Gulf Stream a une importance crucial dans l'établissement d'un climat tempéré en Europe a été remise en questions, ou plutôt complétée, par de nouvelles analyses :
« Cette théorie est la plus connue, et la plus retenue, à tel point qu'elle est presque devenue une certitude ! voire même "folklorique", et on la retrouve partout, que ce soit dans les livres de Géographie, les guides touristiques, les encyclopédies... Elle n'a pas été retenue par sa justesse, mais simplement parce que elle était la seule ! Mais elle est très ancrée dans les esprits. Elle a été soutenue jusqu'à très récemment, on retrouve des articles la confirmant jusqu'en 1997. Mais le défaut de cette thèse, vieille de plusieurs siècles, est qu'elle n'a jamais été démontrée par des procédés modernes, même si elle semble être assez évidente. De plus, un élément semblant confirmer cette conjecture, était que durant la dernière ère glaciaire, le Gulf Stream s'était à de nombreuses reprises ralenti, et avait raccourci sa course suite à des augmentations des températures en Europe. Cela entraînant un retour progressif vers celles habituelles. Le dernier ralentissement de ce type s'est produit il y a environ 15.000 ans. La diminution moyenne de la température européenne suite à ces ralentissements était d'environ 5°C (avec parfois des variations plus ou moins importantes).
Désormais, une nouvelle théorie a été énoncée, ne niant pas l'influence du Gulf Stream sur le climat européen, mais la minimisant fortement. Elle résulte du travail d'un groupe de chercheurs américains, dirigé par Richard Seager, Senior Research Scientist de l'université Columbia, aux Etats Unis. Elle a pu voir le jour grâce aux progrès informatiques ayant permis d'analyser "d'un seul bloc" toutes les informations climatologiques disponibles depuis 1949 jusqu'à ce jour, et dans le monde entier ! Cette nouvelle théorie s'appuie, en plus des observations, sur des simulations climatologiques toujours plus réalistes. Le contenu global en est que les courants marins, grandes réserves de chaleur, servent plus à compenser le déséquilibre de température entre l'équateur et les pôles.
En revanche, aux latitudes moyennes, les courants atmosphériques atlantiques plus que les courants marins en eux-mêmes seraient les acteurs majeurs de la douceur de notre climat. Trois phénomènes participeraient à la douceur hivernale du climat européen. En premier lieu, le déstockage de la chaleur accumulée en été, durant la saison hivernale. En second lieu, effectivement, le transport d'eaux chaudes par le Gulf Stream, des tropiques vers le nord, dont l'énergie est dissipée dans l'atmosphère. Enfin, on a mis en évidence le rôle important de la circulation générale des vents au dessus de l'Atlantique, et notamment les "méandres" créées par les Montagnes Rocheuses de l'Est des Etats-Unis. Ce sont de longs vents, très fins, circulant de l'Est vers l'Ouest, réchauffés par le destockage de la chaleur de l'océan Atlantique. Son rôle aurait été largement sous estimé auparavant en l'absence de données précises concernant le climat "maritime", Ce destockage aurait, grâce aux tempêtes tropicales hivernales au dessus de l'Atlantique, d'après R. Seager, assez d'énergie à lui seul pour expliquer la douceur du climat hivernal européen. Cela tend à être confirmé par les simulations de l'équipe, qui montrent que sans les Rocheuses, ou sans ces vents provenant des Rocheuses, les températures en Europe seraient inférieures de 27°C ! Au final, le gain thermique apporté par le Gulf Stream ne serait que de deux ou trois degrés au niveau de l'Europe (un peu plus au Nord, éloignant la zone de formation des glaces) soit à peine un peu plus de 10% de l'énergie thermique transmise à l'atmosphère. La véritable explication des différences de températures aux mêmes latitudes sont donc les reliefs, et non le Gulf Stream.
Cette nouvelle théorie a bien sûr fait l'effet d'une bombe sur les climatologues : tout ce qu'ils avaient affirmé auparavant se trouve ainsi remis en question. Toutefois cette thèse est particulièrement convaincante sur plusieurs aspects : elle ne contredit pas totalement les observations ayant étayé la théorie du Lieutenant ... , puisque les relevés climatologiques consécutifs à un arrêt du Gulf Stream avaient montré une baisse d'environ 5°C du climat européen, et la théorie du Richard Seager les rejoint même encore plus que la précédente. Un autre point intéressant est que ces recherches font réapparaître la différence entre les climats maritime et continental, ignorés auparavant, faute de relevés climatologiques précis. Le Gulf Stream a donc en fin de compte un effet sur le climat européen, mais très minime.
Toutefois, les conclusions de ces recherches ne rassurent pas pour autant la plupart des scientifiques, inquiets d'un "arrêt" du Gulf Stream. Le Gulf Stream est certes le facteur le moins important de la régulation du climat en Europe, mais il est le plus influençable de tous. La connaissance des climats passés permet d'avoir une idée des conséquences de cet évènement, mais rien ne peut assurer qu'elles seront les mêmes à plusieurs dizaines de milliers d'années d'intervalle. Un arrêt pourrait donc avoir avoir des conséquences bien plus graves que celles supposées auparavant, et ce sur toutes les régions bordant l'Atlantique. »
Les changements pourraient être plus radical que prévu. Rien n'est sûr et l'on commence à peine à comprendre l'influence des courants marins sur l'atmosphère, il n'est donc pas évident de créer une simulation assez fiable. Or ce manque de données poussent certains à développer les "pires scénarios", tel le Pentagone qui commanda un rapport envisageant "l'impensable".
« Le scénario Américain pour l'avenir :
La revue anglaise "Discovery"
Une des premières pistes qui indiquerait que quelque chose pourrait être différent de ce qui était dit
auparavant (en particulier ici, aux Etats-Unis) a été publié en Septembre 2002 par la Revue « Discovery »
avec l'annonce sur la page de garde : « Surprise : le réchauffement global, une nouvelle ère glaciaire »,
« Les océanographes ont découvert une immense rivière d'eau fraîche dans l'Atlantique formée par la fonte
de la glace polaire. Ils préviennent qu'il est possible que le Gulf Stream s'arrête bientôt, ce qui
plongerait l'Amérique du Nord et l'Europe dans des hivers glaciaux ».
C'était il y a deux ans, et personne ne l'a écouté. La vie a continué son cours sans tenir compte de l'incroyable danger qui approche.
L'Angleterre et Sir David King
En Janvier 2004 entre en scène Sir David King, Ministre des scientifiques anglais. Sir King est allé voir
M. Tony Blair et lui a fait part du danger imminent qui guette le monde et du besoin d'informer la
population de ce qui est sur le point de survenir. Tony Blair a dit à Sir David King de rester calme et de
se taire. Mais Sir King a senti que ceci était trop important pour le garder en secret, et donc, ce même
mois de Janvier, il est allé délibérément voir la revue américaine « Science », qui a publié ses
informations. Sir King dit dans cet article : « De mon point de vue, le changement climatique est le
problème le plus important que nous ayons aujourd'hui, beaucoup plus sérieux que n'importe quelle menace
de terrorisme ».
L'Angleterre a placé un mandat de silence sur Sir David King et, maintenant, il n'a même plus le droit de discuter du sujet publiquement sous peine de détention.
L'Amérique et le Pentagone
Un mois plus tard, en Février 2004, le Pentagone s'est impliqué dans l'affaire, ce qui a activé tout le
monde.
Le Pentagone avait fait des études sur le Réchauffement global pendant plusieurs années à cause des
possibles problèmes associés à la sécurité nationale liés à ces changements climatiques.
Une étude spéciale avait été menée par un des Départements du Pentagone, le Bureau (Net Assessment), qui
est dirigé par Andrew W. Marshall, qui a la responsabilité des menaces à long terme sur les Etats-Unis.
Sur une base de données américaine appelée "Réseau des Affaires Globales", M. Marshall a étudié les possibilités du Réchauffement Global sur la Sécurité Américaine. L'étude a été achevée en Octobre 2003 et diffusée au Pentagone, qui prenait ce problème du point de vue de ce qui pourrait arriver de pire. Elle s'intitulait : « Un scénario imminent du changement climatique et ses implications sur la Sécurité Nationale des Etats-Unis ». Le résumé est allé bien au-delà de ce à quoi s'attendaient la plupart des experts.
En réalisant les implications incroyables de cette étude, M. Marshall prit la décision d'informer
officiellement le public américain. Et probablement à cause de la position bien négative du Président
Bush sur le Réchauffement global, il décida d'aller voir le Président et il publia son étude dans la
revue « Fortune » du 9 Février 2004. Dans cet article de « Fortune », M. Marshall explique la fonte des
Pôles Nord et Sud, et celle des glaciers autour de la planète qui sont composés d'eau fraîche et qui est
de ce fait être la source de l'imminence du désastre climatique mondial.
Le Gulf Stream - appelé scientifiquement le pourvoyeur thermohaline de l'Atlantique Nord - est un courant
d'eau tiède qui vient du dessous de l'Equateur et qui coule à la surface de l'océan vers le nord. C'est
cette eau tiède qui empêche l'Amérique du Nord et l'Europe Occidentale de geler et qui maintient également
la plupart des climats du monde en adéquation.
Mais quand ce Gulf Stream se refroidit, il va vers le fond de l'océan et retourne, ainsi qu'une rivière, vers l'océan du sud où il se réchauffe à nouveau et remonte une nouvelle fois à sa surface, dans un courant continu convergent. Il dessine un huit géant en trois dimensions. Le moteur qui fait couler cette eau tiède se trouve au nord où le Gulf Stream coule au fond de l'océan. C'est la densité du sel de l'océan qui fait que cette rivière coule et tire l'eau tiède du sud. Aujourd'hui, les pôles fondent, l'eau fraîche coule dans l'Océan Atlantique, la densité du sel diminue, le Gulf Stream ne coule plus aussi loin et le courant ralentit. Le Gulf Stream n'a cessé de ralentir dramatiquement depuis 10 ans. Alors que le Gulf Stream ralentit, le réchauffement n'arrive pas dans la région nord de l'Atlantique, et les schémas climatiques commencent à se modifier car ils dépendent de ce réchauffement pour se maintenir en équilibre.
Les temps anciens, 1300 av J-C :
Dans son étude actuelle sur ce qui est en train de se produire au niveau de l'océan Atlantique Nord, le
Pentagone a observé ce qui s'est produit dans le passé au moment des changements climatiques.
En fait, cet Océan Atlantique Nord a diminué ou s'est arrêté des centaines de fois depuis des milliards
d'années, mais dans notre passé récent (depuis 10.000 ans), ceci ne s'est produit que deux fois.
La dernière fois c'était en 1300 A.J. et, à cette époque, il avait simplement ralenti son rythme. Il
ne s'est jamais arrêté. Et les scientifiques sont seulement en train d'émettre des théories sur les
causes de ce ralentissement. Ils ne connaissent pas vraiment le pourquoi du phénomène.
Il en a découlé des changements radicaux climatiques qui ont mis 550 ans à revenir à la normale. Cette
période de l'histoire a été appelée la « Petite Période glaciaire » à cause du refroidissement dramatique
du climat qui en résulta.
Il y a 8200 ans :
Cependant, d'après l'étude basée sur ce que connaît le Pentagone, le Gulf Stream n'est pas simplement en
train de ralentir, mais plutôt de s'arrêter. La dernière fois que ceci se produisit fut il y a 8200 ans.
Et, d'après leur recherche, ce scénario est bien plus dramatique. Lorsque le Gulf Stream s'arrêta il y a
8200 ans, il laissa le Nord de l'Europe sous une couche de glace de 800m, et New York et l'Angleterre
endurèrent un climat similaire à celui de la Sibérie.
Ce qui en résulta fut une véritable « ère glaciaire » qui dura environ 100 ans; alors vous voyez pourquoi le Pentagone est si préoccupé. D'après Andrew Marshall, ainsi que Sir David King, ce problème du Gulf Stream est une menace supérieure à tous les terrorismes combinés pour la sécurité nationale (et celle d'autres pays). Vraiment, quand on y pense, le terrorisme n'est rien comparé à ce que serait l'arrêt du Gulf Stream. Cela n'a rien à voir.
Il faut imaginer que sans des conditions climatiques stables, la culture des aliments devient presque impossible, et d'après le Pentagone, ceci devient un problème d'une telle ampleur dans le futur proche que les guerres pourraient se produire partout sur la planète, pas seulement pour le pétrole et l'énergie, mais pour la nourriture et l'eau.Navigation :
Index > La Planète Bleue > Ecologie
¤=========¤===¤===¤=========¤