Accession à la domination énergétique


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« Le Proche-Orient, avec deux tiers des réserves mondiales de pétrole et des coûts moindres, est l'endroit où à terme se trouve le gros lot »
Richard Cheney, actuel vice-président des Etats-Unis

Usine
1- Concepts stratégiques énergétiques
2- Archipel militaire au service de l'énergie
3- Pic pétrolier
4- Croissance de la demande mondiale
5- Richard Cheney et le Cartel de l'Energie
6- Tensions énergétiques et bouleversement climatique

> Presque tout ce que nous connaissons dans la société moderne ; les véhicules, les bâtiments, les ponts, les armes, les produits de grande consommation et bien d'autres choses consomment du pétrole lors de leur fabrication, de leur fonctionnement, ou les deux.

> L'énergie des hydrocarbures à bon marché et abondante garde le monde industriel au chaud et prépare notre nourriture. La plupart des habitations sont chauffées au gaz naturel.

> Nous « mangeons » du pétrole et du gaz naturel : Pour chaque calorie d'énergie de nourriture produite, 10 calories d'énergie hydrocarbonée sont consommées.

> La moitié du pétrole mondial est épuisé, ou est sur le point d'être épuisé.

> Une fois ce point médian franchi, chaque baril de pétrole sera plus difficile à trouver et plus cher à mesure que la demande croîtra. Contrôler les dernières réserves de pétrole disponibles est donc la clé pour contrôler le monde.

> Quatre jours après être devenu vice-président, Dick Cheney a réuni son National Energy Policy Development Group (NEPDG) par lequel il a reçu une grande quantité d'informations sur le pic de la production mondiale de pétrole provenant d'experts reconnus internationalement. Il a refusé de communiquer les documents de ces audiences au Congrès ou au peuple états-unien. Les secrets les plus reclus et sombres du 11 septembre 2001 sont renfermés dans ces documents.

> Dick Cheney était informé au sujet du pic de la production mondiale de pétrole au moins dès 1999. Il connaît l'impact économique de la déplétion du pétrole et les effets catastrophiques que cela va engendrer.

> Le 11 septembre a rendu possible ce que Dick Cheney a qualifié de « Guerre qui ne prendra pas fin de notre vivant ». Il s'agit d'une guerre à la poursuite des dernières ressources en hydrocarbures partout dans le monde. La « Guerre au terrorisme » est en réalité une guerre pour l'énergie et le 11 septembre était le prétexte pour son déclenchement.

Concepts stratégiques énergétiques

Les États-Unis, depuis la présidence Carter (doctrines Carter & Brzezinski) et singulièrement au cours de la présidence George W. Bush, se sont lancés dans un vaste programme de contrôle militaire des ressources énergétiques mondiales, non seulement du pétrole et du gaz, mais aussi du nucléaire civil. Cette ambition les a conduit à occuper l'Afghanistan (au sein d'une force de l'OTAN) et l'Irak (au sein d'une coalition) et les pousse aujourd'hui à menacer l'Iran, la Syrie, le Soudan et le Venezuela. Ne se limitant pas à la défense de leurs intérêts directs, les États-Unis ont décidé de contrôler l'accès des autres puissances aux sources d'énergie (doctrine Kissinger) et même de brider la consommation et le développement des rivaux émergents que sont la Chine et la Russie (doctrine Wolfowitz).

Echiquier

La doctrine Kissinger de 1974 : Cette doctrine préconisait de contrôler l'accès aux ressources énergétiques de manière à disposer, à termes, d'armes économiques décisives pour exercer une domination. Ceci implique de priver les peuples du Golfe persique de leur droit légitime à disposer de leurs ressources naturelles.

Kissinger recommandait en revanche de considérer la Chine comme un pays trop puissant pour être ignoré, avec lequel il faudrait nécessairement négocier pour s'en faire un allié objectif dans la lutte contre l'URSS, et surtout pour consolider le développement des échanges économiques avec la Triade conformément aux recommandations néo-libérales.

La doctrine Brzezinski de 1978 : Cette doctrine spécifie que l'acquisition d'une supériorité stratégique mondiale notamment des Etats-Unis, et par ce biais du système néolibéral global, est conditionnée par la mainmise de ceux-ci sur l'Eurasie et en particulier sur ses réserves énergétiques.

La doctrine Carter de 1980 : Cette doctrine stipule que les intérêts stratégiques américains dans le Golfe persique doivent être protégés par tous les moyens jugés nécessaires.

La doctrine Wolfowitz de 1992 : La stratégie dite de « primauté » ou « doctrine Wolfowitz » a été articulée au sein du Pentagone en 1992 dans un rapport confidentiel intitulé Defense Policy Guidance 1992 – 1994. Ecrit par Paul Wolfowitz et I. Lewis Libby, aujourd'hui respectivement vice-ministre de la défense et conseiller aux questions de sécurité du vice-président, M. Richard Cheney, ce texte préconisait « d'empêcher toute puissance hostile de dominer des régions dont les ressources lui permettraient d'accéder au statut de grande puissance », de « décourager les pays industrialisés avancés de toute tentative visant à défier notre leadership ou à renverser l'ordre politique et économique établi », et de « prévenir l'émergence future de tout concurrent global ».

La doctrine Perle de 2000 : Cette doctrine insiste sur la nécessité pour l'administration américaine de « remodeler le Proche-Orient » en érigeant Israël en tête de pont des intérêts occidentaux dans le monde arabe, au besoin en appliquant la déclaration de Biltmore, c'est-à-dire en créant un Etat palestinien en Irak et en y déportant les populations de Cisjordanie et de Gaza.

La doctrine du « containment » stratégique : Cette stratégie consiste à encercler politiquement et militairement tout concurrent stratégique majeur à l'ordre politique et économique établi. Développée pendant la guerre froide, elle s'applique aujourd'hui à la Russie, la Chine et l'Iran.

Archipel militaire au service de l'énergie

Stratégies pétrolières et militaires américaines dans la région du Golfe

Stratégies pétrolières et militaires américaines dans la région du Golfe
Philippe Rekacewicz – novembre 2002 Monde Diplomatique.
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Le déploiement de l'archipel militaire US au Moyen-Orient répond à 4 impératifs stratégiques majeurs :
> Sécuriser la production et l'approvisionnement des ressources énergétiques.
> Imposer une vassalité de fait aux Etats de la région en leur garantissant une protection militaire optimale contre leurs concurrents régionaux.
> Répondre aux doctrines US dites de « containment » des concurrents stratégiques :
Encerclement de l'Iran, la Chine et la Russie.
> Disposer de bases militaires « relais » indispensables aux déploiements de troupes rapides et dévastatrices sur les champs de bataille conformément aux réformes tactiques en cours au Pentagone.

Les routes du pétrole et la guerre des tubes

Les routes du pétrole
Philippe Rekacewicz – juin 1998 Monde Diplomatique.
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La guerre des tubes pétroliers et gaziers
Philippe Rekacewicz – juin 2007 Monde Diplomatique.
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On comprend bien que la volonté implacable des USA et de leurs alliés de construire un oléoduc qui passerait par l'Afghanistan pour aboutir aux ports pakistanais est guidée par deux prérogatives :
> S'accaparer les réserves énergétiques d'Asie centrale et en particulier de la mer Caspienne.
> Contourner les puissances rivales que sont la Russie, l'Iran et la Chine en leur privant de ressources et de positions stratégiques déterminantes pour l'avenir économique et géopolitique.

Le pic de la production mondiale de pétrole a été atteint

Lire aussi : L'impasse énergétique

Durant les années Clinton, les USA se sont progressivement préparés aux conflits armés destinés à s'emparer des dernières grandes réserves d'énergie fossile en organisant des manoeuvres d'exercice militaire conjointes et en déployant des bases à travers la région. La plus grande attention était portée à l'Arabie Saoudite. Les opérations menées depuis le 11/09/2001 découlent d'un plan élaboré et soigneusement mis en application sur plus d'une décennie. Les politiques énergétiques, militaires et anti-terroristes ne sont que des fils d'un même canevas, parfaitement entrelacés dans le cadre d'une conquête hégémonique et globale. Le professeur de Princeton Kenneth Deffeyes, ancien collègue de King Hubbert et auteur du livre Hubbert's Peak : The Impending World Oil Shortage (Le pic de Hubbert ou la pénurie de pétrole imminente, non traduit...), a avancé la thèse selon laquelle le pic pétrolier aurait en fait eu lieu en 2000, en s'appuyant sur le fait que depuis la production n'a cessé de baisser.

Comme preuve supplémentaire du pic pétrolier, il a précisé que depuis 2000 la bourse a connu une baisse de 30%, que les baisses de taux d'intérêts n'ont pas freiné, deux millions de personnes ont perdu leur emploi, ceux qui en ont un n'ont pas pu partir en retraite, les excédents budgétaires ont disparu, la classe moyenne a fondu ainsi que le World Trade Center. Il a ajouté que la seule solution pour atteindre les taux de découverte pétrolière illusoires de l'USGS (United States Geological Survey) serait d'annexer l'Irak en tant que 51ème état. L'un de ses soucis majeurs, a-t-il expliqué, est le coût de la fabrication de fertilisants pour le Tiers-Monde, car les pénuries de gaz naturel ainsi que les coûts périphériques de production électrique et de transport pourraient précipiter une famine d'une proportion inimaginable.

Rectificatif : Les dernières observations montrent que le pic pétrolier aurait été atteind en mai-juin 2005 avec un peu plus de 1000 milliards de barils produits depuis le début de l'ère du pétrole. Depuis lors, et comme l'illustre le graphique ci-dessous, la courbe de production forme un plateau. Dans les mois et années à venir le déclin deviendra de plus en plus marqué et ira en s'accélérant.

Actualité de la production tout liquide

La réalité du pic pétrolier ne fait pratiquement aucun mystère depuis le 11 septembre. En tant qu'explication globale des attaques magnifiquement opportunes du 11 septembre, agencées par le gouvernement étasunien, de la guerre parfaitement orchestrée visant à s'accaparer les plus grandes réserves de pétrole de la planète, de la quasi-hystérie au sujet de la guerre bactériologique, des atteintes méthodiques aux libertés civiles ainsi que les résultats économiques en chute libre, aucun autre matériau ne fournit un cadre dans lequel on puisse inscrire ces déroulements. La deuxième conférence ASPO à Paris n'a fait que renforcer notre conviction.

L'une des premières présentations de la conférence mondiale sur le pic pétrolier qui a eu lieu en 2003 était la projection d'un nouveau documentaire de la BBC, intitulé « La guerre du pétrole ». Le film démontre, avec des détails tranchants et irréfutables, tous les aspects les plus importants du pic pétrolier, y compris les gisements en déclin, les taux de découverte en chute libre, la taille plus réduite des gisements et la demande croissante. Il souligne de plus le fait que la capacité de production mondiale est maintenant étirée au maximum et que les USA devront importer 70% de leur pétrole en 2020 et 90% en 2050. Le documentaire de la BBC citait aussi l'expert en énergie et conseiller auprès de l'administration Bush, Matthew Simmons, affirmant sobrement que le gouvernement des USA est très préoccupé par le pic pétrolier. Simmons est bien placé pour le savoir. Il dirige une banque d'investissement pour l'industrie de l'énergie, basée à Houston, Texas et fut conseiller auprès de la commission secrète du vice-président Dick Cheney en 2001, la National Energy Policy Development Group (NEPDG), qui a refusé de rendre publiques ses conclusions. Il compte toujours parmi les proches conseillers de George W. Bush.

Société de consommation

Le pic pétrolier était la clé motivant les agissements très controversés et illégaux du gouvernement qui était en fait complice des attaques elles-mêmes. Tout cela était nécessaire pour encourager le soutien de l'opinion publique à une guerre qui autrement n'aurait pas été acceptable pour le peuple américain. Simmons n'a jamais dévié de son soutien ouvert à l'administration Bush, ni de ses déclarations selon lesquelles les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak n'avaient rien à voir avec le pétrole. Pourtant Simmons, membre du CFR (Council of Foreign Relations) ayant aussi contribué au rapport sur l'énergie de l'Institut Baker-CFR paru en avril 2001, a exprimé l'avertissement le plus insistant et clair concernant le pic pétrolier, parmi ceux entendus durant la conférence. De plus, ses déclarations lors de la conférence constituent la première indication jamais donnée concernant les sujets abordés à huis clos durant les mois précédant les attaques.

La consommation mondiale d'énergie ne cesse d'augmenter
alors que la production est de plus en plus onéreuse.

Ville de Dubaï

S'adressant via satellite depuis ses bureaux de Houston sur la question du rapport entre pétrole et guerre, Simmons a indiqué : « Le pic est-il une question ou un problème important ? D'abord, si on considère que l'énergie non renouvelable est la ressource la plus critique, alors effectivement c'est bien un problème majeur. Sans... énergie, plus d'alimentation en eau efficace, plus d'agriculture durable, plus de système de santé viable... Ce que le pic signifie réellement, en termes d'énergie, c'est qu'une fois atteint, il en sera fini de l'augmentation de l'approvisionnement... Alors est-ce que cela pose un problème majeur, je crois que la réponse est un oui appuyé. Pourquoi ce problème inspire-t-il de telles controverses ? Eh bien je pense, tout d'abord, que pour plusieurs raisons le mot « pic » suggère malheureusement un avenir peu radieux. Il suggère aussi des prix de l'énergie élevés dans le futur et rien de tout cela n'est très agréable à considérer. Je crois qu'il est dans la nature humaine de préférer les pensées agréables. Ceux qui crient au loup sont ignorés à moins que le loup ne soit déjà à la porte ; alors il est en général déjà trop tard. Les crises sont en fait par définition des problèmes qui ont été ignorés. Et toutes les grandes crises furent ignorées jusqu'à ce qu'il soit déjà trop tard pour y faire quelque chose. » Simmons a indiqué que les cinq sixièmes du monde utilisent très peu d'énergie mais c'est là que la demande croît le plus rapidement. Les ventes de voitures en Chine ont augmenté de 50% pour la seule année 2002. Simmons a aussi mentionné que les gisements en eaux très profondes constituent « la dernière frontière » avant d'indiquer, ce qui n'est pas très réjouissant, que les deux tiers des forages exploratoires étaient des forages dans le vide. Les forages improductifs deviennent aussi quelque chose d'habituel au Moyen-Orient sur la terre ferme.

Les ventes de voitures en Chine ont augmenté de 50% pour la seule année 2002.

Usine de voiture et puits de pompage

Le gaz naturel semble être un problème encore plus urgent aux USA. L'approvisionnement en gaz naturel doit obligatoirement provenir d'Amérique du Nord par manque de ports, navires et terminaux adaptés et le procédé de liquéfaction engendre une perte d'énergie importante. Observant la situation globale en Amérique du Nord, Simmons a noté qu'en 1990, la production de gaz naturel aux USA augmentait rapidement. En 2001, malgré des records de forage, la production n'a pas augmenté, enfin en 2003 la production connaît un sérieux déclin. Ces chiffres ne sont pas surprenants alors qu'on a vu le prix du gaz quadrupler durant les 18 derniers mois. Enfin, comme pour la tendance observée des découvertes de pétrole, Simmons a précisé « Les nouveaux puits de gaz au Texas déclinent de 83% un an après avoir été forés. » Contrairement au pétrole, la production de gaz naturel atteint généralement un plateau, puis chute brutalement car le gaz sort rapidement du puits jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de pression, alors la production s'arrête. Confirmant que le magot du pétrole de la Mer Caspienne, tant escompté il y a peu, s'était en fait métamorphosé en une gigantesque désillusion, Simmons a souligné qu'en 2001, vingt puits sur les 25 forés dans le bassin de la Mer Caspienne étaient secs. Cette même année le supposé gisement géant de Kashagan au Kazakhstan était ouvert, mais en 2002 British Petroleum et Statoil se sont retirés et finalement en 2003 toutes les autres compagnies ont lâché le morceau.

Le Triangle d'Or et le « Plan B »

Ironiquement, dans une référence à la région d'Asie du Sud-Est réputée pour sa culture du pavot liée à la CIA, Simmons a confirmé que le Moyen-Orient était toujours la « Terre Promise » ; 85% de tout le pétrole du Moyen-Orient repose dans le Triangle d'Or s'étendant de Kirkouk, dans le Nord de l'Irak, à travers l'Iran jusqu'aux Emirats Arabes Unis, puis à l'Ouest dans les champs du centre de l'Arabie Saoudite et de nouveau vers le Nord à Kirkouk. Selon l'analyse de Simmons, l'Arabie Saoudite est « la base ». Se référant à un rapport du Club de Rome datant des années 60 et suggérant que la croissance avait des limites, Simmons a observé que « Le monde n'a pas de plan B. »

Mike Ruppert : J'ai deux questions. Dans le rapport de l'Institut Baker-CFR datant du mois d'Avril 2001, vous vous exprimiez sur un ton plutôt dissident et vous lanciez un appel pour qu'un programme d'investissement massif de type Manhattan Project soit mis en place pour résoudre le problème de l'énergie : qu'est-ce que cela impliquerait ? Ma deuxième question est la suivante : depuis qu'a été lancée la guerre au terrorisme après le 11/09/2001, nous sommes allés en Afghanistan, puis nous y avons vu des constructions de pipelines, nous sommes allés en Irak, maintenant il y a des événements en Arabie Saoudite, des pourparlers en Afrique de l'Ouest, ainsi qu'en Colombie et étrangement le terrorisme semble sévir exactement là où se trouve le pétrole, c'est-à-dire où se trouvent les grandes réserves et les pays principaux producteurs ; croyez-vous que cela soit une coïncidence ?

Matthew Simmons : Ce sont des questions assez pertinentes. Ce que j'ai essayé de suggérer quand le CFR et le Baker Institute faisaient leur bilan sur l'énergie, c'est qu'il fallait se mettre dans la même perspective pour la planification énergétique à venir que celle du Plan Marshall pour reconstruire l'Europe. Il s'agissait alors de regrouper le panel d'experts le plus large possible et de les disséminer à travers l'Europe pour se faire une idée sur la manière de commencer en partant de A pour arriver à Z. Je pense toujours qu'il y a une réelle urgence à mettre en place un Plan Marshall pour l'énergie. Je crois également qu'il faut y associer un plan pour l'approvisionnement en eau, un plan pour l'énergie hydroélectrique (Pas uniquement dans le sens de barrages hydroélectriques). Au sujet des terroristes, je ne sais pas si on peut établir un parallèle en constatant que partout où il y a de l'énergie, il y a aussi du terrorisme, mais je sais qu'on peut réfléchir au fait que durant les vingt dernières années on a visiblement bénéficié de prix du pétrole incroyablement bas, si bas qu'aucune nation productrice n'a été, en gros, capable de créer quelque chose qui ressemble à une société moderne. De plus, sur une période de vingt ans, leur population a explosé, ils ont tous des taux de natalité élevés, une population très jeune et une économie désastreuse. Malheureusement, les prix ont été si bas qu'il leur était difficile de garder une infrastructure saine ; il ne leur reste pas grand-chose pour commencer à reconstruire leur société. J'imagine que s'ils avaient eu la chance de connaître des prix de l'énergie deux ou trois fois plus élevés, si on avait travaillé consciencieusement avec ces pays producteurs pour les éclairer quant à l'utilisation de cette richesse nouvellement acquise, au lieu d'y mettre de jeunes et puissants dirigeants pour commencer à construire une classe moyenne, alors les gens auraient commencé à se préoccuper davantage de leur prospérité. Mais je suppose qu'après-coup, c'est facile à dire...

Un autre intervenant a demandé à Simmons pourquoi il y avait une disparité aussi incroyable entre la politique du Bureau Ovale et le point de vue qu'il exprimait. Les premiers mots de la réponse de Simmons furent « Les Etats-Unis ont d'énormes problèmes d'énergie. »
Champ pétrolier

« Comment faire comprendre au monde que la fête est finie »

Le professeur Kjell Aleklett a présenté à l'assistance une sensationnelle illustration de la répartition mondiale des réserves de pétrole, en utilisant 20 bouteilles de champagne pour représenter les deux trillions de barils dont la planète s'est vue dotée (L'intitulé de son intervention étant « Comment faire comprendre au monde que la fête est finie »). Ayant retiré dix bouteilles pour montrer ce qui a déjà été utilisé, il a mis deux bouteilles, correspondant à la part des USA, de côté. L'une de ces deux bouteilles étant manifestement vide, il a servi le dernier verre de la bouteille restante en expliquant que les USA venaient de servir le tout dernier verre de leur dotation en pétrole. Parmi les dix bouteilles restantes, a-t-il souligné, quatre sont au Moyen-Orient, dont trois en Arabie Saoudite et en Irak.

Réserves de pétrole

Le Discours de Dick Cheney en 1999 sur la crise énergétique en cours

Dans un discours prononcé en qualité de PDG de l'équipementier pétrolier Halliburton, deux ans avant d'accéder à la vice-présidence des Etats-Unis, Dick Cheney révélait le fond de sa pensée en matière de politique énergétique. Selon lui, malgré la découverte de nouveaux gisements et de nouvelles techniques d'exploitation, la production mondiale de pétrole est sur le point de devenir inférieure à la demande. Dès lors, la conquête des régions pétrolifères du Golfe arabo-persique devient un objectif stratégique des États-Unis.

« Pour le monde dans son ensemble, les compagnies pétrolières doivent théoriquement continuer à découvrir et développer suffisamment de pétrole pour compenser nos plus de soixante et onze millions de barils quotidiens de diminution de réserves, mais aussi pour répondre à la demande supplémentaire. D'après certaines estimations nous connaîtrons une augmentation moyenne annuelle de 2% de la demande globale dans les années à venir, parallèlement aux 3% de déclin de la production des réserves existantes, selon des chiffres optimistes. Cela signifie qu'en 2010, il nous faudra quelque chose de l'ordre de cinquante millions de barils supplémentaires par jour. Alors d'où viendra ce pétrole ? Les gouvernements et compagnies pétrolières nationales contrôlent visiblement environ 90% des biens. Le pétrole reste fondamentalement une affaire de gouvernement. Si de nombreuses régions du monde offrent des opportunités exceptionnelles dans le domaine du pétrole, le Proche-Orient, avec deux tiers des réserves mondiales de pétrole et des coûts moindres, est l'endroit où à terme se trouve le gros lot, et même si les compagnies sont pressées d'avoir un meilleur accès à la région, les progrès demeurent faibles. »

Pour comprendre l'ampleur du problème que Dick Cheney met en lumière, nous pouvons comparer les « cinquante millions de barils par jour » avec la production totale en provenance des six pays bordant le Golfe arabo-persique (Arabie saoudite, Iran, Irak, Émirats arabes unis, Koweït et Qatar), qui en 2001 ont produit 22,4 millions de barils par jour (selon l'Energy Information Administration).

Production des pays du Golfe Persique
Harry J. Longwell, directeur et vice-président exécutif d'Exxon-Mobil, a ultérieurement confirmé ce chiffre (World Energy, Vol 5, N°3, 2002) : « Le hic, c'est que pendant que la demande augmente, la production existante décline. Pour donner un chiffre, nous estimons qu'environ la moitié du volume quotidien nécessaire pour répondre à la demande projetée n'est pas en production aujourd'hui - voilà le défi auquel sont confrontés les producteurs. » Jon Thompson, président de la branche exploration d'Exxon-Mobil, a également confirmé le fait que le monde a besoin de ce pétrole supplémentaire. En 2003, il a déclaré aux actionnaires qu'« en d'autres termes, à l'horizon 2015, nous devrons trouver, développer et produire un volume supplémentaire de pétrole et de gaz équivalent à huit barils sur les dix barils produits aujourd'hui. » En 2001, la consommation était de 77,1 millions de barils par jour (Energy Information Administration) ; 80% de cela représente donc plus de 60 millions de barils par jour.

« Il est vrai que la technologie, la privatisation et l'ouverture de nombreux pays ont suscité beaucoup de nouvelles opportunités dans différentes régions du monde pour les différentes compagnies pétrolières, mais si l'on regarde le début des années 90, on s'attendait à ce qu'une partie significative des nouvelles ressources mondiales provienne de régions comme l'ancienne Union soviétique et la Chine. Bien entendu cela ne s'est pas vraiment concrétisé comme on s'y attendait. »
Dick Cheney

Le meilleur chiffre pour les réserves restantes chinoises en 2003 était 25,7 milliards de barils [Il faut environ 11 jours pour que le monde consomme un milliard de barils.]. Le pic de découvertes se situe en 1960 et 73 % du pétrole découvert était en gisement géant. Les faits suggèrent que la production chinoise a atteint son pic l'année passée et que son taux de diminution est de 3,7% par an. Avec une demande domestique qui explose, Cheney a raison de ne pas attendre d'exportations en provenance de Chine.

Production de la Chine

La prospérité économique du système capitaliste international actuel est d'une part conditionnée par un approvisionnement sans cesse croissant d'hydrocarbures, et d'autre part par le maintien des coûts de production et d'approvisionnement à des niveaux particulièrement bas.
L'importance stratégique que représente depuis maintenant un siècle l'approvisionnement des économies du Nord en pétrole et gaz a conféré aux grandes multinationales du secteur une influence toujours plus grande dans les choix stratégiques des gouvernements. Ces derniers ont parfaitement conscience que la croissance explosive de la demande énergétique des pays émergents alors même que la production fléchit, entraîne une flambée des prix qui remet en cause la position dominante des économies de la triade (ALENA – UE – Japon).

Production mondiale de pétrole

Le fameux « Pic de Hubbert » mondial, tel que modélisé par l'ASPO selon la technique d'estimation développée par le géologue Marion King Hubbert dans les années 50. En ce qui concerne le pétrole conventionnel (limite supérieure de la partie rosée), nous sommes actuellement sur un plateau, qui se manifeste par une importante fluctuation des prix liée à l'incertitude de l'offre à venir face à la demande toujours croissante.






Richard Cheney et le Cartel de l'Energie

L'administration Bush

D'une manière générale, le gouvernement Bush est l'émanation d'un groupe de multinationales, dont chaque ministre important est issu. Plus précisément, ce gouvernement reflète prioritairement les intérêts particuliers du lobby pétrolier. Le président Bush lui-même a fait fortune en obtenant l'exclusivité de l'exploitation du pétrole du Bahrein pour la compagnie Harken Energy Corporation qu'il dirigeait, et dont Khaled Ben Mahfouz et Salem Ben Laden étaient les principaux actionnaires. Robert Cheney est l'ancien patron d'Halliburton, le principal équipementier pétrolier au monde. Condoleezza Rice, la conseillère nationale de sécurité, est une ex responsable de Chevron-Texaco. Gale Norton, la secrétaire à l'Intérieur, représente les intérêts du pétrolier BP-Amoco. Etc.

Les Collaborateurs privés du pillage énergétique BP - CHEVRON - EXXON - SHELL

Les ombres du rapport Cheney

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le vice président Cheney a mis en place un groupe de travail sur la politique énergétique des Etats-Unis : comment approvisionner l'économie alors que ses besoins augmentent au moment où les réserves mondiales deviennent de plus en plus rares et difficiles à exploiter ? En déployant des troupes dans les zones pétrolières. Première cible choisie par le groupe Cheney, selon des documents nouvellement déclassifiés : le pétrole irakien.

Dick Cheney

Le 29 janvier 2001, George W. Bush, à peine installé dans ses nouvelles fonctions, crée le Groupe de développement de la politique énergétique nationale (National Energy Policy Development Group, NEPDG). Il est composé de hauts membres de l'administration et dirigé par le vice-président Dick Cheney, ancien PDG d'Halliburton, n°1 mondial de l'équipement pétrolier. Ce groupe se réunit à huis clos dans des conditions extrêmes de secret. En définitive, il publie un rapport tissé de banalités. Malgré la législation sur la transparence des décisions publiques, il refusera par la suite de révéler le contenu réel de ses travaux et l'identité des personnes auditionnées. Quoi qu'il en soit, il semble que la priorité de la nouvelle administration n'était pas la « guerre au terrorisme », mais l'indépendance énergétique du pays, voire pire encore, comme le soupçonneront les victimes de l'affaire Enron, la satisfaction de certains intérêts énergétiques privés.

Un groupe de travail secret

Intitulé Une énergie fiable, peu coûteuse et respectueuse de l'environnement pour l'Amérique du futur, le rapport final au président du NEPDG tient plus de la langue de bois que de l'analyse stratégique. Il n'aurait probablement suscité que des moqueries s'il n'avait été publié en plein scandale Enron alors même que les dirigeants de la firme en faillite avaient participé aux travaux du NEPDG. Dès lors, beaucoup se sont interrogé sur les activités réelles de ce groupe de travail et, de fil en aiguille, la question s'est élargie : la « Cheney Energy Task Force » a-t-elle planifié d'inavouables magouilles aux États-Unis et des guerres pétrolières à l'étranger ? Le General Accounting Office (GAO), organe chargé de mener des enquêtes pour le Congrès, demande alors communication des pièces relatives aux personnes auditionnées, aux sujets abordés, et au coût des travaux. La Maison-Blanche refusant d'obtempérer, une plainte est déposée auprès de la cour fédérale, mais elle sera rejetée après les attentats du 11 septembre 2001 et le GAO ne fera pas appel.

Plus tenace, le groupe d'intérêt public conservateur Judicial Watch engage et poursuit une action similaire contre la Cheney Energy Task Force pour infraction à la loi sur les réunions publiques (Federal Advisory Committee Act) et à la loi sur la liberté de l'information (FOIA, Freedom of Information Act). Il est rejoint quelques mois plus tard par le groupe de défense de l'environnement Sierra Club en qualité de co-plaignant. Les deux associations soupçonnent que l'influence de sociétés privées, dont Enron, dans l'élaboration du rapport, ait conduit le groupe à préconiser des mesures favorisant des intérêts privés.

Ces efforts ont fini par aboutir, en juillet 2003. La Cour a enjoint le département du Commerce de livrer des documents utilisés par la Cheney Energy Task Force. Y figurent des cartes des gisements pétroliers de l'Irak, des Émirats Arabes Unis et de l'Arabie Saoudite, ainsi que des tableaux énumérant les entreprises étrangères ayant conclu des contrats réels ou des accords de principe pour l'exploitation pétrolière en Irak. Ils confirment d'une part que le rapport de la NEPDG ne couvrait pas l'intégralité des travaux du groupe, et d'autre part que bien avant les attentats du World Trade Center en septembre 2001 et la « guerre au terrorisme », la question du changement de régime en Irak était bel et bien à l'ordre du jour. Pour obtenir plus de documents et davantage d'informations, les plaignants ont saisi la Cour suprême. Malheureusement l'affaire piétine. Les plaignants demandent en vain le dessaisissement du juge Antonin Scalia dont ils mettent en cause l'impartialité. Le magistrat voyage en effet sur Air Force Two, le jet de fonction de Dick Cheney, et passe un agréable week-end à chasser le canard avec le vice-président.

Un contexte de crise énergétique

Pour comprendre en quoi le rapport NEPD constituait un paravent à la véritable stratégie États-unienne en matière d'énergie, qui passe par la domination militaire globale, penchons-nous sur le contexte qui a donné naissance à ce groupe de travail si particulier.

Les années 2000 et 2001 furent pour les États-Unis synonymes de mini crise énergétique. Le prix du baril avait plus que doublé, des pénuries locales de pétrole et de gaz naturel s'étaient faites sentir dans plusieurs endroits du pays et les Californiens avaient enduré des coupures d'électricité sporadiques. Fait symbolique, mais tout aussi important, le pays importait dorénavant plus de 50% du pétrole qu'il consommait, ce qui déclencha un véritable choc psychologique parmi les élites politico-économiques. Secrétaire d'État à l'énergie durant les deux dernières années de l'administration Clinton, Bill Richardson entreprend alors un gros travail pour dresser l'état des lieux énergétique du pays. Pour ce faire, il organise notamment au mois de février 2000 une tournée de tous les pays membres de l'OPEP à l'exception de l'Irak, l'Iran et la Libye.

Le rapport constate la dépendance croissante vis-à-vis du pétrole proche-oriental et formule ce type de recommandation très générale : « Le NEPDG recommande que le président encourage les initiatives de la part de l'Arabie Saoudite, le Koweït, l'Algérie, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et les autres fournisseurs visant à ouvrir leurs secteurs énergétiques aux investissements étrangers » ou encore « (...) travailler pour améliorer le dialogue entre les pays producteurs et les pays consommateurs. »

Les importations de pétrole en provenance du Proche-Orient ne constituent pour l'instant que 18% de la consommation nationale états-unienne, mais ce chiffre va augmenter rapidement compte tenu de la baisse de production rapide dans la plupart des autres régions du monde, dont les États-Unis depuis 1970. L'intérêt stratégique de la région est d'autant plus important que l'Asie et l'Europe de l'Ouest dépendent énormément de la région pour leur propre approvisionnement.

Curieusement, le cas des pays ayant des réserves significatives mais tombant sous le coup de sanctions économiques fait l'objet d'un chapitre très court et particulièrement ambigu, qui préconise de revoir le régime de sanctions en tenant compte de la sécurité énergétique.
Au vu des documents supplémentaires obtenus par Judicial Watch, on est en droit de se demander de quelle manière le problème des sanctions pesant sur l'Irak a été traité par la Cheney Energy Task Force. En effet, la levée de l'embargo sur l'Irak imposé par l'ONU impliquait la mise en oeuvre des contrats et accords gelés par les sanctions, au détriment des compagnies états-uniennes qui avaient été écartées des négociations par le régime de Saddam Hussein. L'intervention militaire restait donc la seule option possible pour accéder aux deuxièmes réserves mondiales de brut, avec de faibles coûts de production sans équivalent ailleurs dans le monde.
Comme en témoigne l'instabilité croissante en Arabie Saoudite, seul autre pays capable d'augmenter significativement sa production pour répondre à la demande mondiale, la présence accrue de troupes dans la région est une nécessité stratégique pour les États-Unis. On ne s'étonnera donc pas de voir naître des projets de bases permanentes en Irak, malgré les déclarations qui laissent entendre que la présence militaire de la Coalition y est temporaire.

Les gisements d'Asie centrale

La principale recommandation du NEPD est de faire de la sécurité de l'approvisionnement en énergie la priorité absolue de la politique étrangère et commerciale américaine. Il n'est donc plus possible aujourd'hui d'analyser la politique extérieure des États-Unis sans l'interpréter en fonction de cet impératif.
Or, le nouvel Eldorado de l'or noir, ce sont les gisements de la mer Caspienne. Pour les exploiter en contournant à la fois l'Iran et la Russie, l'administration Bush a décidé prioritairement de conduire à son terme la construction du pipe-line BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), qui relie la Caspienne à la Méditerranée, en traversant l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. En marge de cette stratégie, Chevron-Texaco a achevé le 27 novembre 2001 la construction du pipe-line Tengiz-Novorossisysk, qui permet d'acheminer le pétrole du Kazakhstan vers la mer Noire, malheureusement en traversant la Russie.

Affirmer ce qui est manifeste

Comme c'est souvent le cas avec les rapports gouvernementaux, tels que ceux produits par l'inspecteur général de la CIA évaluant le rôle de son agence dans le trafic de drogue, il est nécessaire de passer outre les courriers de transmission et les synthèses afin de découvrir ce que le rapport dit vraiment. L'investigateur indépendant Klare a fait remarquer que le chapitre 8 du rapport Cheney dévoilait les véritables motivations de cette commission secrète : encourager une plus grande dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz naturel.

Le rapport mentionnait le fait que la demande aux USA augmenterait de 7,7 millions de barils par jour entre 2000 et 2020, demande qui ne pourrait être satisfaite que par le Moyen-Orient.

Réseau routier américain

Le pétrole et la guerre

Dick Cheney à Londres en 1999 : « Le pétrole est unique en ce qu'il est tellement stratégique par sa nature même. Il ne s'agit pas ici de savon ou de vêtements de loisir. L'énergie est réellement fondamentale pour l'économie mondiale. La Guerre du Golfe était un reflet de cette réalité. »

Dick Cheney et le Secret Service

> Le Secret Service a légalement le pouvoir de prendre le contrôle total de toutes les agences des États-Unis en cas d'urgence nationale sur le sol états-unien. Même l'U.S. Air Force reconnaît la suprématie du Secret Service.

> Le Secret Service possède le système de communication le plus technologiquement avancé parmi toutes les agences aux États-Unis, comme il se doit.

> Le 11 septembre 2001, le Secret Service possédait la technologie pour voir les écrans de la FAA (Federal Aviation Association, les écrans de contrôle aérien civil).

> Le Secret Service était dans le cercle de décisions dès 8H15 le 11 septembre, et pas plus tard que 8H45.

> Tout était en place, le 11 septembre 2001, pour que le Commandeur en chef ait le contrôle total et suprême sur l'U.S. Air Force via les systèmes de communication du Secret Service, ainsi que le mandat légal pour prendre le commandement suprême.

> Néanmoins, Bush lisait des histoires de chèvres à l'école élémentaire Booker. Le Secret Service était à ses côtés, et a choisi de le faire rester là pendant que le scénario du 11 septembre se déroulait. L'équipe du Secret Service entourant Bush était en communication complète avec les agents du Secret Service situés dans le PEOC (Centre opérationnel présidentiel d'urgence) pendant que le scénario du 11 septembre se déroulait.

> Dick Cheney était le Commandant en chef de facto le 11 septembre et le Secret Service avait le commandement suprême.

Rapport secret du Pentagone 2004
sur la montée des tensions énergétiques entre Etats

Extrait d'un rapport sur le changement climatique commandé en 2004 par un important conseiller de la défense au Pentagone, M. Andrew Marshall. Rédigé par M. Peter Schwartz, consultant à la CIA, et M. Doug Randall, du réseau californien Global Business Network, il sera prochainement publié en France dans son intégralité.

« Il existe un débat académique de longue date sur la question des conflits entre Etats engendrés par les contraintes de ressources et les rigueurs du milieu. Certains pensent qu'ils peuvent être la cause unique d'une attaque menée par un pays contre un autre, alors que d'autres estiment que leur action première est de jouer le rôle de déclencheur d'un conflit entre des pays qui sont déjà confrontés à des tensions politiques, sociales et économiques. Néanmoins, il semble indéniable que de graves problèmes environnementaux sont susceptibles de mener à une escalade des conflits dans le monde.

Peter Gleick, cofondateur et président de l'Institut du Pacifique d'études sur le développement, l'environnement et la sécurité, résume les trois problèmes de sécurité nationale les plus fondamentaux posés par un changement climatique brutal :

– des pénuries de nourriture dues à la diminution de la production agricole ;
– une baisse de la qualité et de la quantité d'eau douce due aux inondations et aux sécheresses ;
– un accès limité aux minéraux stratégiques dû à la glace et aux tempêtes.

Dans le cas d'un brusque changement climatique, il est probable que les contraintes pesant sur la nourriture, l'eau et l'énergie seront d'abord gérées par des moyens diplomatiques, politiques et économiques, tels que des traités et des embargos sur leur commerce. Avec le temps toutefois, les conflits à propos de l'utilisation des terres et de l'eau sont susceptibles de devenir plus aigus – et plus violents. A mesure que le désespoir des Etats grandira, le passage à l'action se fera plus pressant. »

Conclusion

La Maison-Blanche a coutume d'affirmer que les terroristes en veulent au mode de vie occidental, entre autre « l'American way of life ». C'est l'inverse qui est vrai : la préservation du mode de vie capitaliste, excessivement consommateur d'énergie, contraint les États-Unis et leurs alliés à un déploiement militaire tous azimuts sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Et ce phénomène s'auto-alimente, car l'armée de l'Empire est elle-même le plus grand consommateur mondial d'énergie.

Soldat américain

Sources documentaires

Dossiers liés

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